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Recul de 12% des fusions-acquisitions dans le monde

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Les fusions-acquisitions ont reculé de 12% dans le monde au 1er semestre 2019 par rapport à 2018 selon le rapport « M&A Insights: H1 2019 » du cabinet Allen & Overy.

Le premier semestre 2019 marque un net recul du dynamisme des opérations de M&A avec une baisse globale de 12%. Il confirme la tendance annoncée au premier trimestre, qui marquait la fin d’une période d’investissements sans précédents depuis plus de 10 ans. Le premier trimestre 2018 avait ainsi franchi tous les records, culminant à hauteur de 1 048 milliards de dollars.

Complexité croissante de l’environnement technique de transaction, tensions commerciales entre grandes puissances, renforcement des réglementations et des contrôles de chaque pays, incertitudes géopolitiques : les motifs d’explication sont nombreux. Ce déclin doit toutefois être relativisé compte tenu du contexte exceptionnel dans lequel il intervient.

Il s’agit en effet de la troisième fois seulement, depuis le début des études M&A Insights, que les opérations de M&A dépassent la barre des 2.000 milliards de dollars au cours du premier semestre d’une année. Malgré la tendance au renforcement du protectionnisme, qui semble s’installer durablement, les entreprises cherchent encore et toujours à se consolider en créant des rapprochements sur le plan international.

Face à la domination des États-Unis, la France poursuit son expansion internationale

france ma juillet2019

La domination américaine, portée par la dynamique économique du pays, est particulièrement marquée, avec 55% des opérations au premier semestre 2019. . La croissance américaine et le niveau historiquement bas du chômage ont eu un effet certain sur la confiance dans l’économie américaine, permettant à certaines entreprises d’engager des rapprochements d’envergure.

Malgré une baisse généralisée en A avec une chute de 57% par rapport au premier semestre 2018 - l’ensemble des opérations européennes ne représentant plus que 14% du nombre d’opérations dans le monde - la France fait figure d’exception en se hissant à la deuxième place du classement des nations acquéreuses transfrontalières (en valeur). Sur les 65 064,6 millions de dollars de transactions M&A réalisées par la France depuis le début de l’année 2019, les acquisitions internationales représentent 38 538,9 millions de dollars.

Les groupes français continuent ainsi leur expansion de manière notable en privilégiant l’expansion internationale en capitalisant sur leurs très bons résultats pour se donner les moyens de leur croissance. L’internationalisation permet ainsi aux groupes français de se consolider en saisissant rapidement les opportunités de développement stratégique, comme ce fut par exemple le cas lors du rachat d’Anadarko par le groupe Total, mais également en acquérant de nouveaux produits potentiellement disruptifs, comme lors du rapprochement de Faurecia avec le japonais Clarion.

Classement des pays ayant fait le plus d’acquisitions étrangères :

 classement ma juillet2019

 

 

Les services financiers en croissance après plusieurs années d’inactivité

Les opérations impliquant des acteurs du secteur des services financiers ont augmenté de plus de 7% au premier semestre 2019 par rapport à la même période en 2018 (soit 232 milliards de dollars en valeur). Alors que de tels chiffres n’avaient pas été atteint depuis douze ans, cette croissance fait entrer les services financiers dans une phase d’expansion inédite.

Ces résultats s’expliquent en partie par le poids de plus en plus important des Fintech, qui jouent un rôle de premier plan dans le dynamisme du secteur. Les évolutions technologiques sont si rapides et puissantes que les entreprises sont obligées de s’adapter en se rapprochant d’acteurs innovants pour mettre en place de nouvelles synergies et s’internationaliser. La modernisation est telle que les entreprises historiques n’ont d’autre choix que d’investir pour sécuriser leur avenir. On constate ainsi un nombre grandissant de collaborations entre de grandes institutions et des start-ups innovantes, comme ce fut le cas avec la levée de fond fin janvier de Barclays pour la start-up MarketInvoice.

Par ailleurs, c’est dans l’énergie et les infrastructures, secteur qui voit de plus en plus l’intervention de fonds, que la somme totale des deals M&A est la plus haute avec 635 milliards de dollars, malgré une baisse de 13% par rapport au premier semestre 2018. Le secteur des sciences de la vie connait quant à lui une augmentation remarquable de 17% (soit 363 milliards de dollars en valeur) par rapport à la même période en 2018. Il s’agit du seul secteur, avec celui des services financiers, qui connait une forte croissance sur la période.

« Longtemps annoncé, le ralentissement de l’activité M&A s’est véritablement confirmé au premier semestre de cette année. Toutefois, des pointes d’activités sont sans doute à prévoir dans des secteurs qui n’avaient pas connu de croissance depuis longtemps, comme celui des services financiers. Les plus grandes entreprises françaises confirment par ailleurs leur bonne santé avec une progression des opérations d’acquisitions internationales », analyse Frédéric Moreau, membre de l’équipe M&A d’Allen & Overy à Paris.