« Talma Dispute Resolution offre une approche globale de la résolution des litiges »

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Le Monde du Droit a interrogé les associés fondateurs de Talma Dispute Résolution sur leurs motivations quant à la création du cabinet. 

Qu’est-ce qui a motivé la création de votre cabinet ? 

Martin Pradel et Alexandre Reynaud travaillaient déjà ensemble depuis 2018. Après avoir croisé Aloïs Blin dans plusieurs dossiers, la mise en œuvre d’un projet professionnel commun est devenue une évidence. 

Tous trois issus de cabinets boutiques de premier plan, nous sommes convaincus par ce modèle de structure, proposant des services à haute valeur ajoutée dans les domaines les plus pointus. 

Notre expérience nous a démontré les fortes interactions entre l’arbitrage international, le droit pénal des affaires et la compliance. Un nombre croissant de procédures arbitrales ou judiciaires naissent d’enquêtes internes ayant mené à la résiliation de contrats, notamment avec des agents commerciaux. Il est clair que cette tendance va perdurer. De même, rares sont maintenant les arbitrages internationaux impliquant un État dans lesquels un argument de corruption n’est pas invoqué pour plaider la nullité du contrat litigieux.

Nos clients ont exprimé le souhait d’avoir un seul et même conseil pour tous leurs litiges commerciaux, qu’ils soient résolus devant un tribunal arbitral ou devant un juge étatique. 

Ce sont ces constats qui ont motivé la création de TALMA Dispute Resolution. Nous agissons en arbitrage international (commercial, investissement, contentieux liés à l’arbitrage tels les recours en annulation), en contentieux commercial et des sociétés ainsi qu’en droit pénal des affaires et en matière d’enquêtes internes. 

Ce triptyque d’expertises est au cœur des besoins de nos clients.

Quelle est la spécificité du cabinet ?

TALMA Dispute Resolution offre une approche globale de la résolution des litiges. La transversalité des dossiers est notre quotidien et la maîtriser constitue notre valeur ajoutée. 

Pour prendre un exemple au cœur de l’actualité : le respect des sanctions économiques internationales relève du droit pénal et européen, mais elles peuvent également entraîner des inexécutions contractuelles qui débouchent sur des contentieux commerciaux internationaux. Dans le domaine aéronautique, que nous connaissons bien, la défaillance d’une pièce d’un aéronef peut donner lieu à un arbitrage international contre le fournisseur, mais aussi à une procédure pénale en cas d’accident. 

Nous ne nous identifions pas comme un cabinet de droit pénal ou d’arbitrage, mais comme les litigators de nos clients. Nous parlons leur langage et restons à leur côté quelle que soit la voie choisie pour résoudre le différend auquel ils sont confrontés.

Pour être efficace, nous ne travaillons pas « en silos », il y a une véritable transversalité dans notre organisation.

Qu'en est-il de l'activité internationale ?

L’activité internationale est dans l’ADN de notre cabinet.

Alexandre Reynaud est avocat au Barreau de New York en plus du Barreau de Paris. Depuis le début de sa carrière, il plaide des dossiers d’arbitrage international à Londres, Genève, Bruxelles, Abidjan, etc. en droit suisse, droit OHADA, droit belge, droit grec, etc. 

Aloïs Blin est avocat au Barreau de Bruxelles en plus du Barreau de Paris. Il est souvent sollicité par des personnalités étrangères dont les actifs en France sont visés par des saisies pénales ou mesures de gels des actifs. 

Quant à Martin Pradel, les dossiers de ses clients l’ont amené à plaider dans la plupart des pays francophones d’Afrique du Nord et de l’Ouest. Il agit actuellement dans d’importants contentieux d’associés devant les juridictions commerciales en Afrique centrale. Après avoir été Secrétaire général adjoint de la Conférence Internationale des Barreaux (CIB), qui regroupe l’ensemble des barreaux francophones, Martin Pradel a été Secrétaire de la commission internationale du Barreau de Paris pendant son mandat comme Membre du Conseil de l’Ordre. Il est aujourd’hui vice-Président de la commission internationale du Conseil National des Barreaux.

Quasiment tous nos dossiers ont un aspect international. Dans notre pratique quotidienne, nous accompagnons nos clients français dans leurs dossiers à l’étranger et nos clients étrangers dans les procédures les concernant en France ou dans des juridictions francophones. 

Parmi nos dossiers en cours, on peut prendre comme exemple la représentation d’un client français dans un arbitrage CCI contre un partenaire asiatique, la défense d’un homme d’affaires du Moyen-Orient dans une procédure pénale en France liée au financement d’une campagne présidentielle française, une enquête interne concernant les agissements d’une société française en Afrique, ou un contentieux opposant des associés belges et français.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier 

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