Ian Ouaknine, associé chez Earth Avocats : « Il est nécessaire de s’adapter afin d’être au plus proche de la compréhension des problématiques économiques et des pratiques du marché dans lequel un client évolue »

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Ian Ouaknine, associé au sein du cabinet Earth Avocats, conseille des industriels ainsi que des fonds d’investissements dans les secteurs de l’Energie et des infrastructures sur une grande variété de transactions transfrontalières complexes, incluant des aspects réglementaires.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Earth Avocats ?

J'étais à la recherche d'un cabinet offrant une approche sectorielle de la profession d'avocat et non plus uniquement orientée par département juridique. A mon sens, la profession devient de plus en plus « clanique » de sorte qu’elle se trouve en rupture avec les enjeux des clients. Le métier d’avocat est malheureusement considéré par les clients comme un poste de coûts injustifiés et une source de contraintes.

Il me semble qu’il est nécessaire de s’adapter afin d’être au plus proche de la compréhension des problématiques économiques et des pratiques du marché dans lequel un client évolue. Il n’est plus possible de traiter un deal M&A en infrastructures de la même manière qu’un deal M&A pour sociétés technologiques : la pratique de marché, les clauses contractuelles et les acheteurs ne sont pas les mêmes.

Earth Avocats développe cette approche sectorielle en se focalisant sur 4 thématiques : Infrastructure/Utilities (Energie, Transports…), Care (Bien Être), Gouvernance Publique (ex : Défense) et Construction (Immobilier).

Enfin, intervenant personnellement dans le domaine des infrastructures, un cabinet proposant une solide expertise en droit public devenait pour moi indispensable.

Pouvez-vous décrire votre parcours ?

Après l’obtention du Magistère de droit des affaires de Paris II, j’ai vécu près de trois ans à Hong Kong, période durant laquelle j’ai également obtenu un L.L.M en droit des affaires.

A mon retour, j’ai commencé ma première collaboration auprès du Cabinet américain Willkie farr & Gallagher LLP. Après trois années au sein de ce dernier, j’ai ensuite rejoint un cabinet anglais, désormais disparu, Olswang LLP. Enfin, en janvier 2017, j’ai rejoint De Pardieu Brocas Maffei.

En 2019, plusieurs clients ont souhaité m’intégrer à leur développement et à la gestion des actifs fraichement acquis. Dans ce cadre, je suis devenu administrateur du Terminal Méthanier de Dunkerque, un des plus gros terminaux méthanier d’Europe, pour le consortium coréen dirigé par IPM et Samsung Asset Management.

La même année, j’intégrais le Conseil d’administration de INCO, un groupe présent dans 35 pays qui fait de l’incubation, de l’accélération et de l’investissement dans le secteur de l’Impact. Ce secteur est étroitement lié au domaine de l’énergie.

Début 2020, j’ai ressenti le besoin de « poser ma plaque » et de devenir associé.

Qui vous a le plus influencé dans votre carrière ?

Pour des raisons très différentes et d’égale manière, ma carrière a été respectivement influencée par Christine Le Bihan Graf et Patrick Jais, tous deux associés chez De Pardieu Brocas Maffei. Patrick m’a enseigné à devenir un véritable general counsel pour les clients. Christine, ancienne président de la CRE, m’a, quant à elle, fait adorer le secteur de l’énergie dont elle vous parle avec une aisance remarquable.

Quels sont vos domaines de compétences ?

L’accompagnement des clients pour des transactions, principalement transfrontalière, et leurs projets de réorganisation au sens large et, en particulier, dans le domaine des infrastructures.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs ?

La prolongation pour un an des mesures de restriction dites « temporaires » des investissements étrangers en provenance des pays tiers à la zone euro.

Bien que la mesure ait, dans les faits, une portée assez limitée, elle illustre le maintien de la fermeture des frontières économiques à une partie du monde et à l’investissement.

Enfin, au-delà des aspects purement juridiques, la continuelle mise en place de nouvelles restrictions liées aux voyages (ex : quarantaine à l’aller et au retour) est un frein supplémentaire à l’entrée des investisseurs étrangers, et donc d’une partie de mes clients.

Quelles typologies de clients conseillez-vous ?

Majoritairement des industriels et des fonds d’investissement.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Mes objectifs pour ce Cabinet seraient d’arriver à développer le Cross Selling en faisant le pont entre le droit privé et le droit public.

Propos recueillis par Emma Valet

L'annuaire du Monde du Droit

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