La détention provisoire d’un jeune homme pour association de malfaiteurs terroriste est validée par la Cour de cassation en raison de son adhésion à l'idéologie et à la communauté "Incel" et de la forte probabilité d'un passage à l'acte dans son lycée.
M. W. a été mis en examen du chef d'association de malfaiteurs terroriste et placé en détention provisoire.
Le juge des libertés et de la détention a rejeté sa demande mise en liberté.
Il a relevé appel de cette ordonnance.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a confirmé l'ordonnance entreprise et rejeté sa demande de mise en liberté.
Elle a relevé qu'il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation de M. W. à une association de malfaiteurs terroriste en raison de son adhésion à l'idéologie et à la communauté "Incel", matérialisée notamment par l'usage de son pseudonyme sur Tiktok et par la diffusion d'une idéologie dont se sont revendiqués plusieurs meurtriers de masse et qu'ils ont glorifiée.
Les juges ont ajouté que sa participation à cette association de malfaiteurs ressort également des circonstances de son interpellation, avec deux armes blanches dans son sac, à une date évoquée sur son compte Tiktok comme étant celle à laquelle allait se produire un grand événement alors que l'intéressé avait changé ses habitudes numériques peu de temps auparavant, accréditant l'idée d'un passage à l'acte.
Ils ont relevé que cette participation résulte également des éléments découverts en perquisition, notamment son manifeste, ainsi que les notes dans son téléphone, dans lesquelles l'intéressé évoque l'acte affreux et impardonnable qu'il aurait vraisemblablement commis, la définition des cibles principales, sa hâte de tuer des personnes, soit en poignardant des internes de son lycée pendant leur sommeil, soit en mettant une bombe.
Ils ont ajouté que l'intéressé, étudiant en classe préparatoire scientifique, s'était renseigné sur les méthodes de fabrication d'une bombe, avait acheté des cryptomonnaies destinées à masquer l'acquisition d'une arme à feu ou d'explosifs et avait échangé avec deux personnes sur l'idéologie "Incel", sur les potentiels attentats qu'il comptait commettre et sur la meilleure façon de procéder.
Dans un arrêt du 3 mars 2026 (pourvoi n° 25-88.238), la Cour de (...)
