Julie Spinelli, Associée, le 16 Avocats : « Je voudrais que le 16 soit rapidement reconnu pour la qualité de sa pratique d’arbitrage »

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Le Monde du Droit a interrogé Julie Spinelli, nouvelle associée du cabinet le 16 Avocats.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre le 16 Avocats ?

Je rejoins le 16, convaincue avant tout par la pertinence de leur positionnement sur le marché. Le pari de créer un cabinet spécialisé dans la résolution des litiges en droit des affaires était audacieux mais a rencontré une forte demande du marché. Le pari aujourd’hui est d’élargir cette offre à l’arbitrage, un pari qui répond déjà à une demande de nombreux clients. A ces raisons s’ajoutent les nombreuses synergies entre nos pratiques respectives de contentieux financier, corporate et industriel, de droit pénal mais aussi en matière de procédures collectives.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Je suis titulaire d’un M2 et d’un DJCE en droit international des affaires (Aix-Marseille III) et d’un LLM en contentieux et arbitrage international (UCL). Après une première expérience au sein d’un cabinet canadien spécialisé en résolution des litiges, j’ai rejoint le cabinet Freshfields en 2008. Huit ans plus tard, j’ai intégré Derains Gharavi International, où j’ai exercé pendant deux ans.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Plusieurs avocats ont énormément compté – en dernier lieu Hamid Gharavi et Mélanie Van Leeuwen - , mais celui qui aura sans doute le plus façonné ma manière d’exercer le métier est Elie Kleiman, auprès de qui j’ai travaillé pendant 8 ans chez Freshfields et dont la vision stratégique des dossiers est, entre autres qualités, remarquable.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Le 5 juin 2018, le jour où j’ai appris qu’Hamid Gharavi et moi-même avions obtenu une sentence favorable pour un montant de 68 millions USD pour des investisseurs iraniens contre la République de Corée dans un arbitrage CNUDCI.

Quels sont vos domaines de compétences ?

L’arbitrage interne et international et le contentieux lié à l’arbitrage.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

Plusieurs actualités de ces derniers mois ont eu trait au renforcement de la légitimité de l’arbitrage en assurant son efficacité et sa transparence. Le 19 décembre dernier, la CCI a ainsi revu sa Note aux Parties sur la Conduite de l’Arbitrage afin notamment d’assister les arbitres dans la révélation de conflits d’intérêts potentiels et rendre les pratiques de désignation d’arbitre plus transparentes. Les juridictions étatiques sont elles aussi particulièrement attentives à ce que l’arbitrage ne puisse être utilisé comme un moyen de légitimer l’exécution d’un contrat illicite (voir par ex. CA Paris, 10 avril 2018, affaire Alstom).

Qui conseillez-vous ?

Je conseille des grands groupes mais aussi des ETIs et PMEs.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Je voudrais que le 16 soit rapidement reconnu pour la qualité de sa pratique d’arbitrage autant qu’il l’est déjà pour l’excellence de ses pratiques strictement contentieuses – où il est devenu une référence en moins de deux ans.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier