Invité de LEX INSIDE sur B SMART 4 Change, le magistrat Maxime Doliveux décrit une justice engagée dans une transformation profonde de sa communication. Il parle d’une « vraie révolution », portée par trois dynamiques : une société saturée d’informations, une crise de confiance persistante et des attaques croissantes contre l’institution.
« Moins de la moitié des Français disent avoir confiance dans l’institution judiciaire », rappelle-t-il, soulignant la nécessité de faire savoir ce qui est fait, au-delà de l’acte de juger. Le parquet s’est affirmé depuis dix ans, mais la nouveauté majeure est l’entrée du siège dans la communication, encouragée par la Cour de cassation avec audiences filmées et communiqués pédagogiques.
Doliveux alerte toutefois sur les dérives possibles : justice spectacle, communication trop positive, peopolisation, et surtout les biais des réseaux sociaux où « quand c’est diffusé… c’est pour toujours ».
Réseaux sociaux, captation d’audience, intelligence artificielle : ces outils doivent être maîtrisés, non subis. Pour l’avenir, il plaide pour une doctrine commune, des porte-paroles de juridiction et une formation renforcée des magistrats.
