En n’informant pas les consommateurs de manière loyale sur les dysfonctionnements rencontrés par certaines manettes Joy-Con de la Nintendo Switch 1, Nintendo a commis une pratique commerciale trompeuse de 2018 à 2023. Elle est sanctionnée à hauteur de 35 millions d’euros.
A la suite d’une plainte de l’UFC-Que Choisir en septembre 2020, la DGCCRF a mené une enquête pour pratique commerciale trompeuse concernant l’existence d’un dysfonctionnement affectant certaines manettes Joy-Con de la console Nintendo Switch 1 lancée en mars 2017.
L'enquête a conclu que Nintendo n’avait communiqué qu’à partir de 2020 et non dès qu’elle a eu connaissance de ces dysfonctionnements, des bugs de réactivité ou "drift" occasionnant notamment des mouvements fantômes, intempestifs ou inversés des personnages, ainsi que des blocages des manettes. Cette communication tardive et parcellaire a porté sur le problème technique rendant certaines manettes de la Nintendo Switch 1 non réactives. La DGCCRF a considéré que cela avait contribué à dissuader les consommateurs de se tourner vers le service après-vente de Nintendo et conduit certains d’entre eux à racheter de nouvelles manettes.
En application des articles L. 523-1 et suivants du code de la consommation, et après l’accord du procureur de la République, il a été proposé à la société Nintendo of Europe une transaction pénale d’un montant de 35 millions d’euros, qu’elle a acceptée, ainsi que la publication d’un communiqué sur la page d’accueil du site www.nintendo.com/fr-fr.
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