Arnaud Moussatoff, Associé, Brown Rudnick : « Je souhaite contribuer au développement de l'image de marque du cabinet »

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Le Monde du Droit a interviewé Arnaud Moussatoff, nouvel associé en restructuring au sein du cabinet Brown Rudnick.

Selon vous qu'est-ce qui a présidé à votre cooptation ?

Ma cooptation en qualité d'associé s'inscrit dans la stratégie poursuivie par Brown Rudnick de renforcement du bureau de Paris, en particulier dans le domaine du restructuring et des situations spéciales qui constituent historiquement l'empreinte du cabinet outre-Atlantique.

Je pense que mon implication et ma contribution à la croissance de nos activités au fil des années ont joué un rôle important dans cette décision. J'en suis très heureux et animé par la volonté de mettre au profit du collectif mes compétences en matière de restructuration industrielle et financière, de distressed M&A et de contentieux liés aux difficultés des entreprises, avec l'ambition de marquer notre présence sur des dossiers de place en proposant des solutions innovantes et adaptées aux évolutions du marché.

Le positionnement de niche de Brown Rudnick sur des activités complémentaires et à forte valeur ajoutée, l'approche entrepreneuriale du métier et la capacité des équipes à traiter des dossiers complexes, le plus souvent transfrontaliers, constituent, à mon sens, un cadre privilégié pour développer nos activités.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

J'ai débuté ma carrière d'avocat il y a une douzaine d'années au sein du cabinet d'affaires Sarrau Thomas Couderc. Alors soucieux de ne pas m'enfermer dans une spécialité, je me suis efforcé de développer une double compétence transactionnelle et contentieuse sur les sujets de haut de bilan, ce qui m'a conduit à connaître mes premiers dossiers de restructuring dans le prolongement de la crise de 2008.

Ces premières expériences m'ont donné l'envie d'orienter mes activités vers l'univers du retournement et j'ai rejoint dans cette perspective mon confrère Pierre-Alain Bouhénic au sein du cabinet Frieh Bouhénic en 2011. Les équipes du cabinet ont été intégrées l'année suivante à DLA Piper, où j'ai participé à la création et au développement de la pratique restructuring du bureau de Paris, jusqu'à ce que nous rejoignions en équipe l'aventure Brown Rudnick fin 2018.

Qui vous a le plus influencé votre carrière ?

J'ai la chance d'avoir travaillé aux côtés de confrères expérimentés qui m'ont transmis une conscience profonde de ce que l'indépendance de l'avocat représente et j'ai toujours eu à cœur de me forger ma propre personnalité d'avocat en m'inspirant de ces derniers.

Pierre-Alain Bouhénic, avec qui je travaille depuis quasiment 10 ans, est à l'évidence celui qui m'a le plus guidé dans mon parcours et a le plus nourri ma vision de ce que signifie être un avocat de plein exercice.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Il n'y a pas à mes yeux un meilleur souvenir mais plusieurs, car je tire mes plus grandes satisfactions de mes dossiers, lesquels couvrent des situations très variées qui impliquent à chaque fois un traitement différencié.

Sortir de la crise par le haut grâce à la convergence des forces en présence - que ce soit des équipes dirigeantes, conseils juridiques et financiers, auditeurs, administrateurs et mandataires judiciaires - au service d'une stratégie bâtie en équipe est clairement mon leitmotiv au quotidien. En ce sens, j'ai à l'esprit de nombreux closings venant couronner plusieurs semaines de travail acharné.

Les enjeux économiques et sociaux qui pèsent sur nos dossiers et les liens que nous créons avec nos interlocuteurs dans ce cadre me permettent de donner du sens à mon métier et de trouver l'énergie indispensable pour faire face aux fortes tensions auxquelles nous sommes confrontés dans nos activités.

Qui conseillez-vous ?

Je conseille et représente des entreprises en situation de sous performance, investisseurs, créanciers et dirigeants à l'occasion de réorganisations financières et industrielles et d'opérations de distressed M&A implémentées dans un cadre amiable ou judiciaire. Mes expériences passées mon permis de développer une certaine appétence pour les schémas de structuration complexe et une expertise spécifique dans la sécurisation du new money à travers la mise en place de garanties fiduciaires.

Les secteurs sur lesquels nous intervenons dépendent des évolutions conjoncturelles, ce qui m'a conduit au cours des dernières années à m'intéresser aux secteurs du retail, de l'industrie, des médias, de la distribution et de l'hôtellerie.

Ce qui est pour moi essentiel est d'être perçu par les clients sous ma double casquette transactionnelle et contentieuse, ma préoccupation étant d'apporter la vision la plus globale possible des problématiques en jeu et d'être au plus proche des équipes dirigeantes pendant le temps de la crise.

Quels sont vos objectifs pour le cabinet ?

Le modèle développé par Brown Rudnick est, de mon point de vue, singulier sur le marché français par l'envergure à la fois internationale du cabinet et sa taille humaine favorisant la fluidité des échanges entre les bureaux.

Cette structure souple et agile me paraît tout-à-fait adaptée à nos activités ; ce faisant, mon principal objectif est de contribuer au développement de l'image de marque du cabinet et en faire un acteur reconnu et attractif sur le marché français sur lequel sa présence est encore récente.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier) 

L'annuaire du Monde du Droit