UTILISATION DES COOKIES : en poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation personnalisée, des publicités adaptées à vos centres d’intérêts et la réalisation de statistiques. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici 

Yaël Cohen-Hadria, Associée, Marvell Avocats : « Notre métier a besoin de la nouvelle génération pour évoluer »

Interviews
Outils
TAILLE DU TEXTE

Le Monde du Droit a interrogé Yaël Cohen-Hadria sur son arrivée au sein du cabinet Marvell Avocats.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Marvell Avocats ?

En cette période, le secteur d’activité dans lequel je suis spécialisée est très attractif et la question de l’association s’est posée sous différents angles. L’association au sein du cabinet Marvell Avocats était celle qui me correspondait le mieux pour faire partie d’une équipe qui partage des valeurs et objectifs communs notamment autour de l’humain, du relationnel et du service "sur mesure" dédié à la satisfaction des clients.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Il est toujours difficile de résumer simplement un parcours. En synthèse il se découpe en trois grandes parties. Une première partie tourne autour de l’apprentissage, de la spécialisation dans différents cabinets de toutes tailles. La seconde partie a été la mise en perspective de ces expériences lorsque j’ai fondé mon cabinet. J’ai alors eu la chance de faire de belles rencontres et de construire une relation unique avec mes clients et avec mon équipe. 

La troisième partie est la suite logique et l’aboutissement de ce parcours : l’association chez Marvell Avocats qui me permettra à la fois de continuer à apprendre aux côtés de spécialistes de nombreux secteurs, de continuer à construire des relations avec nos clients et de faire grandir nos équipes de collaborateurs.

Quel message porteriez-vous auprès des générations qui se lancent dans le métier d’avocat ?

Notre métier a besoin de la nouvelle génération pour évoluer : notamment avec plus de femmes, plus de vision entrepreneuriale, plus de partages de connaissances, plus de réseaux. Ce sont des concepts portés par la génération actuelle. 

J’ai aussi beaucoup observé que la jeune génération souhaite trouver un réel et un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. C’est un objectif que je salue et j’espère que cette idée permettra aussi de faire évoluer les pratiques dans les cabinets d’avocats. Au sein de Marvell Avocats, nous encourageons tout cela ! Outre une organisation où nous faisons en sorte de prendre en compte au mieux les contraintes de chacun, nous avons des locaux favorisant la convivialité avec par exemple une salle de sport avec des cours variés tous les jours, une cuisine entièrement équipée, idéale pour organiser des repas d’équipe ou d'affaires, et des évènements sont régulièrement organisés pour entretenir l’esprit d’équipe. Le bien-être des collaborateurs est important pour les associés.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Je suis attirée depuis mon plus jeune âge vers les technologies et les jeux vidéo. Avec des parents dans l’informatique et un goût prononcé pour le syllogisme juridique, je me suis rapidement orientée en droit des nouvelles technologies et de la propriété intellectuelle. Ces deux spécialités que j’ai étudiées en Master 2 à la Sorbonne m’ont conduite naturellement vers la protection des données à caractère personnel. 

Notre département IP/IT/Data traite des problématiques de propriété intellectuelle, contrats informatiques, droit de l’internet, protection des bases de données, RGPD, sécurité informatique et donc tous les sujets juridiques liés à l’évolution de notre société dans le monde digital.

Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?

L’actualité autour de la blockchain, de l’intelligence artificielle ou encore des logiciels prédictifs marque un tournant certain dans la structuration de notre société de l’information mais aussi dans la gouvernance et la refonte des entreprises et des administrations pour évoluer. La donnée et la technologie deviennent des valeurs fortes qu’on ne peut pas ignorer et qui doivent être valorisées à l’actif immatériel des entreprises. 

Dans le prolongement de cela, ces dernières semaines ont vu déferler dans la presse de nombreuses actualités sur les risques et les craintes qu’ont les entreprises sur le fameux Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Mais il aurait fallu y voir les nombreuses opportunités de ce Règlement tant en termes de business que politique. Au cabinet, nous construisons des solutions qui permettent à nos clients de transformer les contraintes juridiques en opportunités de croissance et d’amélioration de leurs produits et services.

Qui conseillez-vous ?

Nous conseillons les entreprises nationales et internationales dans le secteur de l’industrie, de l’immobilier, de la santé, du luxe, de la banque, de l’assurance, du crédit, de la monétisation, du marketing, de l’emailing, les administrations, les collectivités, les hôpitaux, mais aussi les PME-ETI et certaines start-up.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Un des objectifs est de compléter l’offre pour les clients du cabinet en intégrant le volet des technologies et de la propriété intellectuelle.
Je souhaite également participer activement au développement des synergies internes et notamment avec les équipes parisiennes du cabinet comptant une cinquantaine de professionnels dont plus de 35 avocats et 9 associés, intervenant dans l’ensemble du droit des affaires et principalement en corporate, droit social, droit commercial, restructuring et procédures collectives, droit fiscal, propriété intellectuelle et protection des données et technologies avancées.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)