Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris

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Marie-Aimée Peyron, nouveau bâtonnier de Paris, revient sur les priorités de son mandat, donne son sentiment sur les legaltech et évoque l'avenir de la profession.

Interrogée par Le Monde du Droit, Marie-Aimée Peyron indique que « c'est un sentiment d'honneur et de responsabilité que de prendre cette fonction de bâtonnier compte tenu du challenge qui nous attend qui est notamment la réforme et la modernisation de la profession ».

Trois Priorités 

Elle évoque ensuite les trois principales priorités de son mandat : l'égalité hommes-femmes, le déménagement au nouveau Palais de justice prévu le 16 avril 2018, la formation. Cependant, le nouveau bâtonnier de Paris veut également mettre l'accent sur la « défense de la défense », la mise en place d'un référé déontologique d'heure à heure, la mise en place de délais de réponse sur les demandes d'avis déontologiques des avocats mais aussi « tout ce qui peut contribuer à la réforme et à la modernisation de la profession » (communication, transparence...) 

Legaltech

En ce qui concerne les legaltech, Marie-Aimée Peyron y est favorable « à condition qu'elles soient détenues à 51 % par des avocats ». Elle souhaite doter les élèves-avocats et les avocats d'outils pour qu'ils puissent eux-mêmes créer leurs plateformes de façon à répondre aux besoins des justiciables avec la création d'un LAB EFB.

Formation

S'agissant de la formation, le nouveau bâtonnier veut une « formation professionnalisante ». Pour cela, le programme sera intégralement refondu avec la suppression des cours magistraux et la mise en place d'ateliers pratiques.

Avenir de la profession

Marie-Aimée Peyron envisage l'avenir de la profession avec sérénité notamment avec la future chambre internationale commerciale de la cour d'appel de Paris. Le bâtonnier de Paris a également pour ambition d'aider les cabinets d'avocats à se développer dans les nouveaux champs d'activité.
« Compte tenu du professionalisme des avocats, de la façon dont notre profession sait s'adapter aux évolutions numériques, nécessaires pour la profession - notamment dans le cadre des chantiers de la justice - je n'imagine pas que notre profession n'ait pas de très beaux jours devant elle », a-t-elle conclu cet entretien.

Arnaud Dumourier (@adumourier)

>> Voir l'interview vidéo de Marie-Aimée Peyron