Lionel Lesur, Associé, Franklin : « J’ai souhaité donner un nouveau tournant à ma carrière en rejoignant le cabinet Franklin »

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Le Monde du Droit a interviewé Lionel Lesur, qui a rejoint récemment le cabinet d'avocats Franklin en tant qu'associé. Lionel Lesur rejoint le département Corporate M&A en qualité d’associé et prend la direction de la pratique Concurrence.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Franklin ?

Après avoir exercé pendant plus de 15 ans dans des cabinets d’avocats anglo-saxons de premier plan, dont plus de 7 ans comme associé, j’ai souhaité donner un nouveau tournant à ma carrière en rejoignant le cabinet Franklin, cabinet français indépendant au positionnement haut de gamme et « full service », marqué par une forte culture entrepreneuriale et internationale et au sein duquel une nouvelle phase de croissance très forte a été amorcée depuis plusieurs mois.

J’entends ainsi prendre toute ma place dans ce projet, aux côtés d’associés dont je partage les valeurs et que je connais et apprécie depuis de longues années déjà pour plusieurs d’entre eux.

Plus particulièrement, l’occasion qui m’a été offerte de venir renforcer le département Corporate - M&A tout en prenant la direction de la pratique « Concurrence » et du Desk Italie, dans un cabinet qui collabore historiquement avec de nombreux cabinets étrangers indépendants importants, m’a semblé une opportunité correspondant parfaitement à la double expertise internationale qui est la mienne et qu’il ne fallait pas rater !

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après une double formation Droit – Ecole de commerce (HEC), j’ai démarré ma carrière à Paris au sein du cabinet anglais Herbert Smith en développant, dès l’origine, une double spécialité en Corporate / Private M&A, d’une part, et en Droit de la concurrence (principalement concentrations et contentieux en matière de cartel et d’abus de position dominante), d’autre part.

Deux ans après mes débuts, j’ai eu la chance d’être détaché pendant un peu plus d’un an au sein du bureau de Rome du cabinet italien Gianni Origoni avant de revenir chez Herbert Smith à Paris.

J’ai quitté ce cabinet en 2011 pour participer à l’ouverture du bureau de Paris du cabinet américain McDermott Will & Emery.

J’y ai été coopté associé en 2013 quelques mois après avoir été admis au Barreau de Rome.

Depuis lors, je me suis attaché à renforcer encore ma double expertise Corporate –Concurrence tout en développant ma clientèle propre.

Après plus de 9 ans à participer activement à la construction et à la croissance de McDermott à Paris, qui a aujourd’hui atteint une certaine vitesse de croisière, j’ai donc choisi de rejoindre Franklin et de m’inscrire, de nouveau, dans le cadre d’un projet entrepreneurial en forte croissance.

Qui vous a le plus influencé dans votre carrière ?

Celle-ci a tout d’abord pris racine dans mon parcours académique marqué, tant à l’Université qu’à HEC, par plusieurs rencontres avec certains professeurs extrêmement inspirants, qui ont su me donner le goût de la recherche et de la réflexion juridique stratégique, mais également me faire découvrir cette matière passionnante, mêlant droit et économie, qu’est le Droit de la concurrence, alors même que je me serais peut-être concentré uniquement sur les Fusions-Acquisitions sans eux.

Bien évidemment, il m’est impossible, à ce stade, de ne pas rendre un hommage appuyé à mon ancien associé Jacques Buhart qui m’a recruté et fait confiance il y plus de 15 ans et permis de développer cette double pratique, qui est la sienne depuis tant d’années, les Fusions-Acquisitions et le Droit de la concurrence avec une orientation internationale dans une exigence d’excellence permanente. Très reconnaissant de l’ensemble des opportunités qu’il m’a offertes dans ma carrière, je n’aurais certainement pas pu développer la même activité et clientèle propre depuis maintenant plus de 7 ans sans son soutien et sa confiance depuis le premier jour.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Ils sont nombreux et de plusieurs ordres et il n’est pas facile de faire un choix entre, par exemple, de nombreux signing et closing préparés en équipe lors de longues nuits pour la satisfaction finale des clients, quelques plaidoiries marquantes à la Cour d’Appel de Paris ou encore le 1er jour de l’ouverture de McDermott à Paris qui fut une aventure exceptionnelle ayant créé des liens très forts entre les fondateurs !

La question m’amenant cependant à faire un choix, je garde un souvenir très fort et assez émouvant du jour de ma prestation de serment à Rome en 2012. J’étais en effet bien loin de penser qu’un tel jour pourrait arriver lorsque j’ai démarré mon expérience au sein du cabinet Gianni Origoni et encore plus quand, quelques temps plus tard, je me suis renseigné sur les modalités de reconnaissance de mon titre d’Avocat français en Italie et ai découvert avec une certaine stupeur qu’il était nécessaire de passer 3 écrits de 5 heures chacun, avant, en cas d’admissibilité, un grand oral couvrant 6 autres matières du droit italien.

N’ayant alors jamais étudié le droit italien et ayant préparé l’examen tout en exerçant chez McDermott l’année précédant mon association, le défi me semblait, en effet, quelque peu insurmontable.

Cette étape a, en outre, joué un rôle décisif dans ma carrière puisqu’elle m’a permis de me positionner sur l’axe franco-italien et de développer une clientèle italienne significative que j’ai plaisir à continuer d’assister et de développer aujourd’hui.

Qui conseillez-vous ?

Ma clientèle est principalement composée de groupes industriels étrangers, notamment italiens, mais aussi allemands, suisses, américains ou encore canadiens, actifs dans différents secteurs, au premier rang desquels la Santé, le Luxe et les produits de grande consommation.

J’accompagne également certains industriels français, fonds d’investissement et cadres dirigeants dans le cadre d’opérations de haut de bilan ou à forte valeur ajoutée.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

J’entends prendre une part très active dans le rayonnement de Franklin en France et à l’international en continuant à y développer ma double activité en M&A et Concurrence au bénéfice de mes clients, avec lesquels j’entretiens une relation de confiance et de partenariat depuis de longues années.

Franklin dispose d’un positionnement original et d’une réputation qui n’est plus à faire en France comme à l’étranger, constituant ainsi une plateforme idéale pour ma clientèle et la suite de ma carrière.

Aux côtés des associés du cabinet, fondateurs ou qui l’ont rejoint plus récemment, j’ai à cœur de contribuer à pérenniser le cabinet et jouer un rôle important dans le développement de la seconde génération d’associés qui permettra de continuer à faire rayonner la marque Franklin pendant de longues années.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)  

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