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Les avocats affichent leur unité

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Christiane Féral-Schuhl, Présidente du CNB, Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris et Jérôme Gavaudan, Président de la Conférence des bâtonniers ont présenté ensemble les vœux à la presse du Conseil national des barreaux (CNB).

En ce début d'année 2018, les avocats veulent afficher leur unité. Cela se traduit par un manifeste pour l'unité des avocats de France cosignés par Christiane Féral-Schuhl, Présidente du CNB, Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris et Jérôme Gavaudan, Président de la Conférence des bâtonniers mais aussi par le fait qu'ils ont présenté ensemble leurs vœux à la presse.
Les trois mots d'ordre sont « unité, engagement et influence » selon les termes de la Présidente du CNB.

Unité

Christiane Féral-Schuhl s'est posée en garante de l'unité de la profession. « Une bonne résolution pour nous, peut-être une mauvaise nouvelle pour certains d’entre vous : les petites phrases assassines ont fait long feu et, pour reprendre la belle et tranchante expression de Mme le bâtonnier de Paris, “la cacophonie des avocats, c’est fini !”. Nous visons tous cet objectif commun d'unité », a-t-elle affirmé.

Marie-Aimée Peyron et Jérôme Gavaudan ont confirmé cette ambition commune. Pour le bâtonnier de Paris, il s'agit « de parler d'une seule voix » et tout le monde est « en phase sur la manière de traiter les sujets ». Même son de cloche du côté de Jérôme Gavaudan pour qui « les planètes sont alignées, chacun à sa place nous sommes solidaires du CNB. L'unité de la profession est fondamentale ».

 Engagement

« Le Conseil national des barreaux n’est pas là pour rendre des consultations juridiques - gratuites ! - à la Chancellerie sur ses projets de transformation de la justice. Le CNB est là pour prendre des positions politiques dans l’intérêt des justiciables et des avocats.
Nous allons donc nous engager. L’assemblée générale du CNB passera moins de temps à commenter le réel et établir des diagnostics : elle votera sur des propositions, pour ou contre et je serai la porte-parole de ces décisions, tout comme l’ensemble des élus de cette institution », a expliqué la Présidente du CNB.

En ce qui concerne les chantiers de la justice, sur « la procédure civile, la première impression est globalement positive. Nos propositions semblent reprises pour que l’avocat soit l’accompagnateur du justiciable dans la nouvelle procédure. Une procédure qui se numérise mais qui se sécurise aussi grâce au recours étendu à l’avocat »
« Sur la procédure pénale, l’impression est plus floue et mitigée. Nous allons expertiser les propositions mais je m’interroge sur la forfaitisation des peines. Nous ne voulons pas d’une justice pénale algorithmique. Les avocats ont raison de plaider la peine, ils veulent continuer à le faire. »
S'agissant de la carte judiciaire, la situation est plus préoccupante selon Christiane Féral-Schuhl« Je vous avoue que je n’ai rien compris de l’usine à gaz qu’on nous a présentée. Et sans trahir de secret, je n’étais pas la seule. Nous ne voulons pas d’un bonnetot sur les cours d’appel et les TGI. Il est hors de question que la carte judiciaire soit retaillée par des comptables et pour des raisons de ressources budgétaires ou humaines déclinantes. Nous voulons une réelle politique d’aménagement du territoire qui intègre l’accès au droit. Si pour faire valoir ses droits, une mère célibataire doit demain parcourir 150 km pour se rendre à une audience, la République a perdu ».

Influence

Si les avocats doivent revoir leur stratégie de lobbying, « les pouvoirs publics vont devoir avancer avec les avocats », a prévenu la Présidente du CNB« Avec nos propositions pour changer la société, avec nos alertes, avec notre front solidaire contre toute tentative d’abaisser le service public de la justice ».

Arnaud Dumourier (@adumourier)