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Comment améliorer les relations entre les entreprises et les cabinets d'avocats

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Une étude réalisée par Odoxa pour le cabinet Gide et le Cercle Montesquieu auprès de 285 directeurs et responsables juridiques de grandes entreprises permet de faire le point sur  sur les attentes des entreprises vis-à-vis de leurs cabinets d’avocats et d'envisager une meilleure collaboration à l'avenir.

Quels sont les critères de choix d'un cabinet d'avocats ? Quels sont les principaux motifs de rupture de la relation avec un cabinet ? Quelles sont les attentes exprimées par les entreprises vis-à-vis de leur cabinet d’avocats ? Autant de questions posées aux 285 directeurs et responsables juridiques de grandes entreprises dans le cadre de l'enquête "Entreprises et avocats : quelles nouvelles modalités de collaboration ?" réalisée par Odoxa entre le 11 juillet et le 2 septembre 2019, qui permettent de faire le point sur les relations qu'entretiennent les entreprises avec leurs cabinets d'avocats.

Une relation de confiance nécessaire

L'étude révèle ainsi que la relation de confiance est le premier critère des entreprises dans le choix d’un cabinet d’avocats (67 % des répondants). Le rapport qualité/prix est le deuxième critère déterminant (59 %). La présence d’un avocat en particulier et les équipes dédiées arrivent en troisième position (38 %).
Arrivent ensuite : la composition de l'équipe dédiée du cabinet avec lequel l'entreprise travaille le plus (29 %), la spécialisation du cabinet (27 %), les précédents avec le cabinet (23 %), la pluridisciplinarité (14 %), la capacité de coordination internationale avec d'autres cabinets partenaires (12 %)...
Ces résultats mettent en exergue que les cabinets d’avocats doivent avoir une approche personnalisée et incarnée vis-à-vis de leurs clients.
« La confiance est au cœur des relations entre entreprises et avocats. Notre rôle doit évoluer encore plus vers celui d’un véritable partenaire business. C’est ce vers cela que le modèle des cabinets doit évoluer. », commente Stéphane Puel, associé gérant du cabinet Gide.

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Plus de transparence

Un besoin de davantage de transparence résulte également des réponses des directeurs et responsables juridiques interrogés qui souhaitent une communication plus régulière et plus fluide avec leurs avocats. En plus de l’écoute, ils attendent plus de clarté sur la facturation et sur la pertinence de l’accompagnement proposé. Ainsi, 58 % des directeurs ou responsables juridiques interrogés souhaitent plus de transparence dans le suivi des dossiers, notamment sur la facturation et la qualité des prestations.

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Mieux connaître les besoins de l'entreprise

Les entreprises veulent également un accompagnement plus global de la part de leurs avocats qu'ils aient un rôle de véritable conseil business afin d'accompagner les enjeux stratégiques des entreprises. Ainsi, 41 % attendent de leurs avocats une très bonne compréhension des mécanismes de leurs entreprises et 28 % désirent être accompagnés au quotidien sur les diverses problématiques.

 « Pour la première fois, une étude s’intéresse aux relations entre cabinets d’avocats et directions juridiques, relations qui ont profondément évolué ces dix dernières années. Les directions juridiques attendent de plus en plus de leurs conseils une analyse stratégique au plus près des besoins de l’entreprise. », explique Laure Lavorel, présidente du Cercle Montesquieu.

Les directions juridiques demandent avant tout à leurs conseils juridiques des conseils en plus de l'analyse juridique (79 %), la proactivité des avocats sur les enjeux juridiques des entreprises (75 %), un suivi régulier de la relation par un interlocuteur unique (46 %) et une bonne cohésion/communication entre les avocats du cabinet (37 %). A noter que le coût trop élevé et le manque de transparence dans la facturation est en tête du classement des principaux motifs de rupture de la relation avec un cabinet.

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En ce qui concerne les qualités appréciées chez un avocat, les sondés indiquent valoriser le plus : la disponibilité et une bonne écoute (62 %), sa capacité à être synthétique (48 %), une très bonne compréhension des mécanismes de l'entreprise conseillée (41 %), l'intuitu personae (33 %), une très bonne connaissance du secteur d'activité de l'entreprise conseillée (33 %).

S'agissant des enjeux juridiques, la conformité/compliance (57 %) arrive en tête devant la gestion et la protection des données (34 %), une réorganisation/restructuration (31 %), un projet de fusion/acquisition (25 %). 

En matière de budget, l'étude pointe également qu'en moyenne, les entreprises consacrent 46 % de leur budget juridique aux honoraires d’avocats et externalisent essentiellement les contentieux et les projets de fusions/acquisitions Les entreprises seraient prêtes à payer des formations juridiques spécifiques (59 %) ainsi que des détachements (38 %) et des services digitalisés comme les plateformes collaboratives ou l’analyse de documents (31 %). La facturation au forfait est majoritairement privilégiée par les entreprises qui déplorent des problèmes de facturation

L'innovation juridique peut être un plus 

Les directions juridiques sont aussi attentives à la transformation numérique du marché du droit. Parmi les innovations juridiques, l’accès à des bases de données de jurisprudence et à des outils prédictifs est jugé comme l’innovation la plus utile (35 %).  En deuxième position, les entreprises jugent le plus utile : l’automatisation des contrats et le e-learning juridique (34 %). Des solutions d'analyse de documents (29 %), des outils collaboratifs (25 %), des services juridiques digitalisés comme un chatbot ou une application (23 %), le contract management (18 %), le legal design (15 %) et des outils de gestion de projet (14 %) complètent le panorama des innovations juridiques.

Arnaud Dumourier (@adumourier)