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Le Royaume-Uni, première destination en matière d'opérations de fusions-acquisitions

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Fusions-Acquisitions : l'Europe occidentale perd de son attrait pour les investisseurs internationaux, à l'exception du Royaume-Uni.

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Le Royaume-Uni a confirmé sa position de première destination en matière d'opérations de fusions-acquisitions en 2012, même si le volume des acquisitions transfrontalières réalisées par des entreprises britanniques a diminué de 29 %, d'après le dernier rapport d'Allen & Overy (M&A Index). Malgré cette baisse, le Royaume-Uni reste le deuxième plus grand marché cible pour les acquéreurs étrangers au niveau international, à la faveur d'une économie relativement stable, d'une abondance d'entreprises raisonnablement valorisées et d'un environnement favorable aux opérations.

Tandis que la crise de la zone euro continuait de peser sur le moral des investisseurs, l'Europe occidentale a connu des situations contrastées l'an dernier, avec une chute de près d'un quart du nombre total d'opérations (740 opérations en 2011 à 569 en 2012). Au sein de la région, l'appétit pour les opérations transfrontalières a sensiblement varié en fonction des pays. Classée dixième acquéreur d'actifs étrangers en 2011, l'Allemagne s'est hissée à la sixième place en 2012, avec un volume d'opérations de fusions-acquisitions réalisées par des sociétés allemandes à l’extérieur en progression de près de 33 % (33 opérations valorisées à 19 milliards de dollars en 2011 à 43 opérations valorisées à 39 milliards en 2012). À l'inverse, la France a rétrogradé de la quatrième à la septième place (des acquéreurs transfrontaliers), avec seulement 36 opérations totalisant 34 milliards de dollars en 2012 (contre 67 opérations valorisées à 48 milliards de dollars en 2011).

Frédéric Moreau, associé d’Allen & Overy à Paris indique : "La crise de la zone euro a sans nul doute été le principal obstacle auquel se sont heurtés les investisseurs. Ils ont eu beaucoup de mal à anticiper l’évolution de cette crise, d'autant que les responsables politiques ont agi de manière plutôt lente - et généralement par à-coups - afin d’essayer de résoudre la crise. Cette incertitude conduit les entreprises à se demander si le moment est bien choisi pour réaliser une opération. Les progrès politiques en faveur d'une résolution de la crise étant hésitants, l'ensemble du marché continue de demander une solution qui pourrait restaurer un climat de confiance. Son élaboration s'avère cependant particulièrement laborieuse."

"Globalement, les observateurs semblent penser que cette nouvelle année pourrait être marquée par un regain de confiance des investisseurs. Durant cette période, les investisseurs feront peut-être preuve de davantage d’audace dans un monde toujours empreint d'incertitudes."

Cette onzième édition du M&A Index propose des observations et des analyses de marché réalisées par les associés d’Allen & Overy s'appuyant sur des études trimestrielles indépendantes qui portent sur les opérations de fusions-acquisitions réalisées au niveau mondial (d'une valeur d’au moins 100 millions de dollars) et comportent une analyse des principaux acquéreurs transfrontaliers et marchés cibles mondiaux.

 

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Le rapport fait ressortir les informations supplémentaires suivantes :

  • La pression réglementaire persistante sur le secteur des services financiers est à l’origine de 105 cessions d'actifs durant les 12 derniers mois pour une valeur de 92 milliards de dollars. Alors que certaines banques britanniques arrivent au terme de leurs programmes de cession, de nombreuses banques d'Europe continentale initient actuellement le leur. Les établissements espagnols et italiens sont censés passer en revue leurs portefeuilles d'actifs internationaux. De nombreuses entités espagnoles devraient procéder à des cessions d'actifs et à une réorganisation en prévision d'un déclassement potentiel de la notation de crédit de l'Espagne.
  • À l'échelle mondiale, le volume des OPA hostiles d'envergure a atteint un niveau record, sous l'effet du décalage persistant au niveau des anticipations de valeurs entre acheteurs et vendeurs. Si les OPA hostiles représentent encore un pourcentage limité du total des opérations capitalistiques, ce nouveau rapport montre que 25 OPA hostiles valorisées à 41 milliards de dollars ont été réalisées en 2012, contre 17 opérations d'une valeur totale de 23 milliards de dollars en 2011, soit une augmentation de 47 % en volume et de 75 % en valeur. Parmi les marchés les plus actifs pour les OPA hostiles, citons l'Asie (8 OPA hostiles), l'Europe occidentale (8) et les États-Unis (5).
  • L'actualité politique et macroéconomique continuera d'avoir un impact significatif en 2013. Les élections récentes et celles prévues dans des pays aussi variés que la Corée, la Malaisie et la Hongrie influent sur l'activité. La crise de la zone euro est loin d'être résolue et devrait encore s'accompagner d'une récession ou d'une croissance anémique. Enfin, la trêve sur la question du "mur budgétaire" aux États-Unis est temporaire, et des négociations plus tendues se profilent à l’horizon.