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L’impact du Brexit sur les banques étrangères au Royaume-Uni : nouveau rapport

Publié le 25 September 2018
  • Le second rapport rédigé en collaboration avec l’Association of Foreign Banks (Association des banques étrangères) et le cabinet d’avocats Norton Rose Fulbright réexamine l’opinion du secteur bancaire étranger sur le Brexit
  • Alors que moins de 200 jours nous séparent de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les banques étrangères exerçant leur activité au Royaume-Uni évoquent l’absence de certitudes autour du cadre réglementaire post-Brexit
  • Elles s’expriment également sur les défis auxquels elles sont confrontées en matière de recrutement suite au vote en faveur du Brexit
  • Les répondants attendent des précisions quant au calendrier de mise en œuvre de l’accord de transition
  • Les banques étrangères ont également commenté l’importance, pour leurs activités, que Londres reste un centre financier international de premier plan

 

L’Association des Banques Étrangères (AFB), en collaboration avec le cabinet d’avocats d’affaires international Norton Rose Fulbright, a publié son deuxième rapport sur les conséquences du Brexit sur le secteur bancaire étranger au Royaume-Uni.


Un large éventail de membres de l’AFB, incluant de hauts dirigeants de presque 60 banques étrangères, a répondu à une enquête dans le cadre du projet commun de rapport sur le Brexit, mettant l’accent sur trois grands domaines :

  • la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne post-Brexit ;
  • l’impact de l’immigration sur les effectifs ;
  • la confiance des entreprises au Royaume-Uni.

Ce rapport explore également l’avenir des modèles internationaux d’inscription en compte des banques, le coût de la préparation au Brexit, ainsi que l’interaction entre les banques et les régulateurs sur la question du Brexit.
Ce rapport est également divisé en trois sections pour refléter les structures de l’AFB :

  • les succursales au Royame-Uni de banques de l’Union européenne ;
  • les succursales au Royame-Uni de banques extérieures à l’Union européenne ;
  • les filiales de groupes bancaires étrangers constituées au Royaume-Uni ;

L‘absence de certitude autour du cadre réglementaire post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est une préoccupation majeure. Du fait de l’interconnectivité profonde des marchés financiers du Royaume-Uni et des 27 États membres de l’UE, les banques étrangères demandent qu’une alternative globale et efficace au passeport soit trouvée. Cependant, de nombreux répondants pensent que l’actuel cadre d’équivalence de l’Union européenne ne pourra pas constituer une base appropriée sur laquelle appuyer les activités des banques étrangères au Royaume-Uni. De la même manière, les banques veulent s’assurer que les contrats financiers internationaux pourront continuer à être utilisés après le Brexit.

Les banques ont également évoqué les défis auxquels elles sont confrontées concernant leur capacité à recruter et à retenir leur personnel du fait de l’absence de clarté autour du système d’immigration britannique post-Brexit.

John Treadwell, Directeur général de l’Association of Foreign Banks, a commenté : « Bien que les banques étrangères aient réaffirmé leur volonté que Londres demeure une destination d’affaires et un centre financier international de premier plan, elles souhaitent obtenir les clarifications nécessaires pour déterminer de quelle manière elles pourront, à l’avenir, poursuivre leurs activités. Alors que certaines préoccupations concernant leur capacité à recruter suite au référendum sur le Brexit avaient été exprimées, la majorité n’a connu que très peu de difficulté à cet égard. Cependant, dans ce domaine, certaines banques continuent de faire face à des défis pour d’autres raisons, l’explosion du nombre de demandes de visas de niveau 2, par exemple ».

Charlotte Henry, Associée spécialisée dans les services financiers au sein de Norton Rose Fulbright a ainsi expliqué : « Alors que la plupart des principaux établissements financiers ont très bien avancé sur leurs plans de secours face au Brexit, beaucoup s’inquiètent de l’absence de clarté autour de ce qui remplacera le passeport réglementaire entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le Brexit a déjà eu des répercussions profondes sur les banques, poussant la majorité d’entre elles à modifier leurs modèles opérationnels. Il faudra maintenant voir si les banques apportent des changements plus profonds à leurs stratégies en matière de modèle d’inscription en compte en réponse au cadre réglementaire final entre le Royaume-Uni et l’Union européenne post-Brexit ».

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