Impact du Brexit sur les banques étrangères au Royaume-Uni

Publié le 4 December 2017

L’Association des Banques Étrangères (AFB), en collaboration avec le cabinet d’avocats d’affaires international Norton Rose Fulbright, a publié un rapport sur l'impact du Brexit sur le secteur bancaire étranger au Royaume-Uni.

Un large éventail de membres de l'AFB, incluant de hauts dirigeants de certaines des premières banques mondiales, a répondu à une enquête dans le cadre du projet commun de rapport sur le Brexit, mettant l’accent sur trois domaines :

  • Les relations du Royaume-Uni avec l'UE post-Brexit ;
  • L'impact de l'immigration sur les effectifs ;
  • La confiance des entreprises au Royaume-Uni.

Le rapport est également divisé en trois sections pour refléter les structures de l’AFB :

  • Les succursales au Royaume-Uni de banques de l'UE ;
  • Les succursales au Royaume-Uni de banques extérieures à l'UE ;
  • Les filiales de groupes bancaires étrangers constituées au Royaume-Uni.

Plusieurs thèmes communs sont ressortis. Le remplacement du passeport européen se révèle être une préoccupation majeure et une certaine forme d'accès mutuel au marché semble être la solution de remplacement préférée. Les éclaircissements au sujet du maintien de l'accès au marché de l'UE

(c.-à-d. les plans du Gouvernement concernant les relations commerciales post-Brexit du Royaume-Uni avec l'UE) ont été également considérés comme présentant un caractère d’urgence.

Une demande de filialisation est clairement considérée comme une « ligne rouge à ne pas franchir » pour la plupart des succursales ; les succursales de l'UE et extérieures à l’UE confirmant en outre qu'une démarche conduisant à filialiser les amèneraient à réexaminer leur présence au Royaume-Uni, ce qui les conduiraient éventuellement à fermer la succursale britannique. Un certain nombre de succursales non membres de l'UE estiment toutefois que toute demande de filialisation est plus susceptible de s'appliquer uniquement aux succursales de l'UE.


Il est également à craindre que la relocalisation de la compensation libellée en euros hors de Londres puisse entraîner d'importantes répercussions en termes de capital et de coûts. De même, les questions sur l'immigration et l'accès aux talents occupent une place importante.

John Treadwell, Directeur Général de l'AFB, déclare :

« Ce rapport fournit un aperçu de l'opinion qu’ont les différentes catégories de banques étrangères dans le Royaume-Uni sur le Brexit. Il couvre les problèmes auxquels font face les banques étrangères, comme le type de relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE post-Brexit, en particulier le cadre qui remplacera le passeport européen largement utilisé, et la crainte que le système d'immigration post-Brexit au Royaume-Uni puisse y réduire le vivier de talents disponibles, en particulier à Londres. Cependant, les banques étrangères se sont largement engagées envers le Royaume-Uni au stade actuel et de nombreuses banques estiment que le Brexit, grâce aux futurs accords commerciaux du Royaume-Uni avec les différents pays, pourrait faire naître des opportunités. »

Jonathan Herbst, Responsable mondial de l’activité de Norton Rose Fulbright en matière de Réglementation des services financiers, déclare :

« Le rapport met en lumière la diversité de points de vue des banques étrangères du Royaume-Uni en matière de défis et opportunités potentiels post-Brexit. Cependant, il est également évident que le temps passe et que de nombreuses banques désirent fortement plus de clarté au sujet des futures relations commerciales du Royaume-Uni avec l’UE. »

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