Le monde du droit

Mercredi 26 juillet 2017

Vous êtes ici : Interviews / Portraits Catherine Tamburini-Bonnefoy, Associée, Simon Associés

Catherine Tamburini-Bonnefoy, Associée, Simon Associés

Envoyer Imprimer PDF

Catherine Tamburini BonnefoyLe Monde du Droit a interrogé Catherine Tamburini-Bonnefoy qui vient de rejoindre Simon Associés en tant qu'associée pour créer un département droit de la santé.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Simon Associés ?

J’ai décidé de rejoindre le cabinet Simon Associés car cela correspondait à une nécessité de faire bénéficier mes clients de ressources différemment structurées autour d’une offre plus globale.

Mes clients ont une pratique qui s’articule autour de la santé, ce qui regroupe un panel varié aux exigences multiples : établissements de santé publics ou privés et praticiens, établissements médico-sociaux, ainsi que leurs assureurs, laboratoires pharmaceutiques, entreprises innovantes du secteur de la santé.

Mon arrivée chez Simon Associés va me permettre une réactivité optimisée en bénéficiant de l’expertise pluridisciplinaire d’une structure particulièrement dynamique.

L’implantation nationale est un atout dont vont pouvoir bénéficier mes clients répartis sur tout le territoire, y compris outre-mer. Il est possible aussi que l’activité internationale du cabinet constitue une source de dossiers export ou invest.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après des études très rapidement orientées vers la santé avec un DEA de philosophie du droit option santé publique à Paris II et un DEA d’éthique médicale et de santé à Necker, j’ai été formée auprès d’Isabelle Lucas-Baloup avant d’exercer chez Huglo Lepage et Bartfeld et associés. J’ai ensuite créé ma propre structure en 2001, dédiée dans un premier temps exclusivement à la RC médicale, avant d’élargir ma pratique autour des besoins de mes clients. Ce sont ces besoins de plus en plus transversaux qui m’ont conduit, après 13 ans d’activité dite « de niche », à intégrer un premier cabinet plus structuré avant de rejoindre Simon Associés.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Ma première expérience dans le cabinet d’Isabelle Lucas-Baloup m’a appris la rigueur. Ma carrière a par la suite été sans doute influencée par quelques clients dont très certainement un assureur américain qui m’a confié l’essentiel de ses dossiers de RC médicale en France après seulement 4 ans de barreau, me permettant de fonder ma structure en 2001 et de proposer à ses assurés, outre les dossiers de RC médicale, des prestations de conseil et de prévention des risques.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

La relaxe en appel d’un directeur d’hôpital condamné en première instance pour homicide involontaire dans un dossier de légionellose. Sa condamnation me semblait être un non-sens juridique et avait à juste titre inquiété la communauté des directeurs d’établissements de santé.

Quels sont vos domaines de compétences ?

Le contentieux de RC médicale devant les juridictions civiles, administratives, pénales et devant les CCI reste mon cœur de métier.

Je conseille par ailleurs les établissements de santé pour leurs contrats avec les praticiens ou prestataires, ainsi que dans le règlement de conflits internes avec les praticiens, et les laboratoires pharmaceutiques pour leurs contrats de prestation, de collaboration ou de recherche.

L’activité de Simon Associés va permettre d’étendre le champ des compétences dans de nombreux domaines, notamment dans celui sensible de la gestion des données.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

La création d’un département Santé au sein du cabinet Simon Associés doit à la fois permettre à mes clients de bénéficier des compétences d’une équipe pluridisciplinaire aguerrie (droit immobilier, droit des sociétés, droit social, nouvelles technologies notamment) et apporter aux clients du secteur santé qui accordaient déjà leur confiance au cabinet, notamment dans le domaine corporate/cessions acquisitions ou social, d’être accompagnés de manière plus complète en droit de la santé.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)